La réouverture du Centre de Sauvegarde « Valentine & Jacques Perrin »

Créé en 2011 à proximité immédiate du Refuge de l’Arche, le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage Locale « Valentine & Jacques Perrin » a pour mission d’accueillir, soigner et relâcher dans leur milieu naturel les animaux sauvages trouvés blessés, affaiblis ou en situation de détresse.

Le Centre prend en charge principalement des oiseaux et des mammifères sauvages, tout au long de l’année.

Son champ d’action couvre trois départements : La Mayenne (53), la Sarthe (72) et le Maine-et-Loire (49).

Une fois soignés, les animaux adultes sont relâchés dans leur milieu naturel, proches de leur écosystème d’origine. Les jeunes oiseaux, quant à eux, passent par des volières d’envol afin de développer leur musculature et de retrouver les comportements indispensables à la vie sauvage (fuite, prédation, autonomie). La volière reste ensuite ouverte, laissant l’oiseau décider librement de son envol définitif.

Face à ces contraintes économiques, l’accueil des animaux de la faune sauvage locale a dû être temporairement suspendu à compter du 5 décembre 2023, pour une durée indéterminée.

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Un rôle essentiel pour le territoire

Le Centre de Sauvegarde « Valentine & Jacques Perrin » répond à un besoin crucial sur le territoire, dans un contexte de forte raréfaction des structures capables de prendre en charge toutes les espèces de la faune sauvage locale.

Dans la région, les alternatives sont peu nombreuses et très spécialisées :

  • ONIRIS (École vétérinaire de Nantes) ;
  • SOS Hérissons (49) et Erinaceus (72) (structures dédiées uniquement aux hérissons) ; Crowlife (44), limité aux corvidés.

En l’absence d’un centre polyvalent de proximité, les particuliers doivent souvent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour déposer un animal blessé. Dans la majorité des cas, ces déplacements ne sont pas réalisés, réduisant drastiquement les chances de survie des animaux concernés.
En 2025, plus de 400 appels de particuliers ont été enregistrés, témoignant de l’ampleur du besoin et de l’attachement du public à cette mission.

Illustration concrète - Un appel parmi tant d’autres :

À l’été 2025, un couple de particuliers a contacté le Refuge de l’Arche après avoir trouvé une hirondelle au sol, visiblement affaiblie, probablement déshydratée en raison des fortes chaleurs. Ne disposant pas de moyen de transport et ne pouvant se déplacer jusqu’à une structure de soins éloignée, ces personnes ont sollicité de l’aide par téléphone. Le lendemain, ces mêmes personnes ont rappelé pour annoncer que l’hirondelle était décédée durant la nuit.
Cet appel, parmi des centaines d’autres, illustre concrètement les conséquences de l’absence de centre de soins de proximité : des animaux qui, faute de prise en charge rapide, n’ont presque aucune chance de survie.

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Une fermeture aux conséquences immédiates

Le fonctionnement du Centre de Sauvegarde est assuré financièrement par le Refuge de l’Arche, dont le modèle économique repose sur l’ouverture au public.
En 2023, le Refuge de l’Arche finançait 88 % du budget de fonctionnement du centre de soins, une situation devenue intenable sur la durée.

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À quoi sert un centre de soins pour la faune sauvage ?

Si la vocation première d’un centre de soins est de soigner et sauver des animaux, son rôle va bien au-delà.

Les centres de sauvegarde remplissent des missions essentielles :
• Préservation directe de la biodiversité, en redonnant une chance de survie et de reproduction à des individus sauvages ;
• Sensibilisation du grand public, en favorisant une meilleure compréhension de la faune sauvage locale et des gestes à adopter ;

À l’échelle d’un individu, chaque vie sauvée compte. À l’échelle collective, les centres de soins participent à la continuité des populations animales et à la transmission d’un message fort : la biodiversité est un bien commun, et sa protection est une responsabilité partagée.

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Un projet d’intérêt général appelant un soutien collectif

La préservation de la biodiversité est l’affaire de tous. Les centres de soins pour la faune sauvage remplissent une mission assimilable à un service public environnemental, pourtant encore insuffisamment reconnu et soutenu.La pérennité du Centre de Sauvegarde « Valentine & Jacques Perrin » repose aujourd’hui sur :

  • la mise en place d’un modèle économique diversifié ;
  • la mobilisation de partenaires privés et l’engagement de mécènes partageant des valeurs de responsabilité, de solidarité et de respect du vivant.

Soutenir ce projet, c’est agir de manière concrète pour préserver la biodiversité locale, pérenniser une structure clé du territoire et porter un message fort en faveur du vivant. Notre objectif est de rouvrir le Centre de Sauvegarde au printemps 2027.